Italie : quand la politique invente la société civile
Résumé À la fin du deuxième millénaire, entre 1992 et 1994, À la fin l’Italie a été frappée par une crise, en vérité, peu dramatique, mais sans doute bouleversante et qui a radicalement transformé la physionomie de son système politique. Normalement, on considère que la cause fondamentale de cette c...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2001
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Résumé
À la fin du deuxième millénaire, entre 1992 et 1994, À la fin l’Italie a été frappée par une crise, en vérité, peu dramatique, mais sans doute bouleversante et qui a radicalement transformé la physionomie de son système politique. Normalement, on considère que la cause fondamentale de cette crise a été la corruption de la vie publique dans les décennies précédentes et la faillite des finances publiques provoquée par un clientélisme omniprésent. Cet article se demande si ces deux phénomènes constituaient des raisons suffisantes pour provoquer une crise assez unique dans l’histoire des régimes démocratiques. L’auteur avance une autre hypothèse : l’une des causes principales de la crise à laquelle la démocratie italienne a dû faire face provient des discours que les principaux acteurs politiques officiels ont construit à son égard et de la floraison d’autres discours formulés par de nouveaux acteurs non conventionnels : des discours « antipolitiques », fondés sur une dénonciation impitoyable, instrumentale et injuste, de l’état de cette démocratie. Ce faisant, ces mêmes acteurs, officiels ou non, ont tenté de se relégitimer ou de se légitimer. En présentant sous ces couleurs la démocratie italienne, et en proposant comme unique recette valable un mythique passage de la « Première » à la « Deuxième » République, on a obtenu uniquement l’effet d’intoxiquer le sens commun et de pousser la démocratie vers une crise – de légitimité – dont on ne voit pas encore la conclusion. |
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