FOISNEAU (Luc) – Hobbes et la toute-puissance de Dieu. – Paris, PUF, 2000. 422 p. Index. (Fondements de la politique)

Résumé Depuis une dizaine d’années, on observe une augmentation significative des votes blancs lors des consultations électorales, comme en témoigne le référendum du 24 septembre 2000. Le vote blanc demeure néanmoins un comportement électoral peu étudié. Considéré comme un suffrage non-exprimé, il a...

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Autore principale: Jaume, Lucien
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2001
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Résumé Depuis une dizaine d’années, on observe une augmentation significative des votes blancs lors des consultations électorales, comme en témoigne le référendum du 24 septembre 2000. Le vote blanc demeure néanmoins un comportement électoral peu étudié. Considéré comme un suffrage non-exprimé, il a longtemps été assimilé à une erreur de l’électeur ou encore à une marque d’indifférence à l’égard de la politique, tout comme l’abstention. L’analyse politique du vote blanc montre qu’il constitue, au contraire, une expression, celle d’une insatisfaction face à une offre politique trop restreinte. L’analyse idéologique confirme le caractère expressif de ce vote. Les « votants blancs » portent un intérêt particulier à la politique, ont des exigences en la matière et manifestent, par leur vote, une déception à l’égard de la politique, qu’elle soit momentanée ou structurelle. En votant blanc, ils souhaitent faire passer un message et espèrent des changements. Ces électeurs ont d’ailleurs des caractéristiques sociologiques distinctes de celles des abstentionnistes : ils ne sont pas aussi jeunes, sont plus intégrés socialement, plus diplômés, plus politisés. Le vote blanc ne se substitue à l’abstention que dans un cas : en milieu rural, le poids des interconnaissances et du contrôle social poussent les électeurs à voter blanc plutôt qu’à s’abstenir. Le vote blanc recouvre donc deux types de comportements : le vote blanc traditionnel et rural, synonyme d’abstention cachée, et le vote blanc récent, plus urbain, expression politique.