Dettes de survie versus dettes d’accumulation : la financiarisation au prisme des inégalités sociales en Suisse

Combinant deux approches a priori opposées de la dette – une approche située et une approche homogénéisante –, l’article éclaire le rôle de la dette dans le creusement des inégalités socioéconomiques dans le contexte helvétique contemporain. L’approche plurielle met en lumière une répartition inéga...

Ful tanımlama

Kaydedildi:
Detaylı Bibliyografya
Asıl Yazarlar: Morvant-Roux, Solène, Bertoli, Max-Amaury, Clerc, Sélim, Rees, Malcolm, Saiag, Hadrien
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: 2023
Konular:
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Özet:Combinant deux approches a priori opposées de la dette – une approche située et une approche homogénéisante –, l’article éclaire le rôle de la dette dans le creusement des inégalités socioéconomiques dans le contexte helvétique contemporain. L’approche plurielle met en lumière une répartition inégale de dettes de nature et de forme variées dans la population. Du fait de ces inégalités d’accès, certaines catégories de la population sont cantonnées aux dettes de survie alors que les dettes « positives » concernent les franges les plus privilégiées qui s’en servent comme levier d’accumulation. L’article s’intéresse ensuite aux conséquences de l’appréhension de la dette en tant que catégorie unifiée dont le cadre institutionnel et moral participe à forger son caractère punitif et pénalisant pour les plus fragiles. Alors que la finance s’impose comme point de passage obligé des activités humaines interdépendantes, la centralité de la dette et sa sacralisation contribuent à nourrir et figer les hiérarchies sociales en Suisse.