Brouillage dans la temporalité. L’attente ou le temps décomposé dans En attendant Godot

Cet article propose d’interroger le statut de l’attente dès lors que celle-ci se présente comme une attente subie, sans fin, telle qu’elle est figurée dans En attendant Godot. À l’opposé d’une attente « rêveuse », porteuse d’espérance, cette attente immobilisante n’offrirait plus que désœuvrement et...

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Auteur principal: Saïet, Mathilde
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2026
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Cet article propose d’interroger le statut de l’attente dès lors que celle-ci se présente comme une attente subie, sans fin, telle qu’elle est figurée dans En attendant Godot. À l’opposé d’une attente « rêveuse », porteuse d’espérance, cette attente immobilisante n’offrirait plus que désœuvrement et routine, enlisement dans l’inactivité. Il s’agira notamment de montrer comment cette attente sans objet disloque et désorganise la temporalité de Chronos (commune, rationnelle, linéaire), donnant lieu à des phénomènes de répétition et de distorsions temporelles (déjà-vu, condensation, accélération, contraction, etc.) typiques de la temporalité du rêve et de l’émergence des processus primaires. La pièce de Beckett semble ainsi illustrer les deux modèles temporels du rêve, tel que Freud les a définis : celui du rêve traumatique, qui répète une scène à l’infini, et celui du rêve-désir, dans lequel le travail de déformation peut désorganiser la temporalité.