S’aimer bien, « Se vos m’amez bien »
« Aimer bien », dit l’amour tempéré objectal et narcissique qui, contournant la passion, donne accès à un amour apaisé, résultant d’un deuil et cependant sans tristesse. « – Que demandez vos/Quant vos m’avez… ? / – Ge ne demant rien / Se vos m’amez bien ». Ces vers lus par un patient en séance lui a...
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| Auteur principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2026
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | « Aimer bien », dit l’amour tempéré objectal et narcissique qui, contournant la passion, donne accès à un amour apaisé, résultant d’un deuil et cependant sans tristesse. « – Que demandez vos/Quant vos m’avez… ? / – Ge ne demant rien / Se vos m’amez bien ». Ces vers lus par un patient en séance lui avaient été adressés par sa maîtresse pendant les vacances d’été. Le travail qui s’ensuivit éclaira d’un jour particulier la clinique de la double vie et les défauts d’objet primaire dont elle peut résulter. Dans la bouche de l’aimée « Quand vous m’avez » vaut comme protestation d’amour, mais aussi comme incitation au renoncement. « Si vous m’aimez bien » n’est pas l’expression de l’acceptation d’un amour amoindri, mais une manière de souligner que l’amour prodigué par la dame n’est pas une vérité établie par celui qui l’énonce, car il ne fait que reprendre les mots de son objet d’amour. En cela « bien » est la trace d’une conviction qui résulte d’une intégration réelle de l’objet primaire. |
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