L’économie d’Éros

Aimer suppose une relation à un objet, mais l’économie libidinale du sujet doit pouvoir se consacrer à un autre. Un obstacle à la capacité à aimer est la peur de se faire avoir, de se perdre, entraînant une capacité à aimer régie par le calcul du donnant-donnant et un fantasme de « faire couple » co...

Disgrifiad llawn

Wedi'i Gadw mewn:
Manylion Llyfryddiaeth
Prif Awdur: Gani, Florianne
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Français
Cyhoeddwyd: 2026
Pynciau:
Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Crynodeb:Aimer suppose une relation à un objet, mais l’économie libidinale du sujet doit pouvoir se consacrer à un autre. Un obstacle à la capacité à aimer est la peur de se faire avoir, de se perdre, entraînant une capacité à aimer régie par le calcul du donnant-donnant et un fantasme de « faire couple » conçu comme un programme maîtrisé, un contrat entre deux individus sans perte. Mais cet amour n’est-il pas nécessairement voué à l’échec ? L’économie d’Éros est au-delà de tout calcul et en cela elle relève davantage de l’excès. C’est qu’aimer ne se fonde pas sur une logique de l’échange qui pourrait garantir la sécurité et l’ataraxie, car il relève plutôt d’une économie de la dépense. L’art d’aimer ne fait pas l’économie de la perte et du bouleversement de la rencontre amoureuse. C’est qu’aimer requiert de se rendre disponible à l’action de transformation des amants engagés dans cette relation qui les déborde. La relation asymétrique dans la rencontre analytique apparaît comme une propédeutique à l’amour en tant qu’elle favorise un assouplissement psychique pour s’ouvrir à un autre.