Quelles présences pour penser l’absence avant le début ?

Classiquement, l’organisation de la psyché est rapportée à la maîtrise des pulsions en l’absence de l’objet par investissement hallucinatoire des traces de l’expérience de satisfaction dans des situations de solitude tempérée. Or des observations neurocognitives montrent que le nouveau-né âgé de que...

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Autore principale: Danon-Boileau, Laurent
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2022
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Classiquement, l’organisation de la psyché est rapportée à la maîtrise des pulsions en l’absence de l’objet par investissement hallucinatoire des traces de l’expérience de satisfaction dans des situations de solitude tempérée. Or des observations neurocognitives montrent que le nouveau-né âgé de quelques heures peut pratiquer des jeux d’imitation avec un adulte familier qui n’est pas nécessairement sa mère. L’humain dispose donc dès le début d’aptitudes psychiques de sublimation (ce jeu est à but non sexuel) et d’identification (l’imitation est un précurseur de l’identification) mobilisables toutefois non pas dans la solitude et l’absence, mais dans la présence et la socialité effective. Ceci invite métapsychologiquement à questionner l’image d’un Ça envisagé comme un chaudron contenant des motions pulsionnelles anarchiques et de le penser également comme le creuset d’une dynamique sublimatoire qui opère « toujours déjà à deux » dans un « toujours déjà là ».