Ça se balade… Ça ballotte… Ça pique… Le travail de PPC quand le corps est délirant

Dans le cadre de la cure d’une patiente aux symptômes psychotiques lourds et invalidants, la psychothérapie psychanalytique corporelle facilite l’installation difficile de la relation thérapeutique. La patiente, dont le corps délirant manifeste une excitation qui ne peut être canalisée par un pare-e...

Descrición completa

Gardado en:
Detalles Bibliográficos
Autor Principal: Azoulay, Stéphanie
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: 2022
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:Dans le cadre de la cure d’une patiente aux symptômes psychotiques lourds et invalidants, la psychothérapie psychanalytique corporelle facilite l’installation difficile de la relation thérapeutique. La patiente, dont le corps délirant manifeste une excitation qui ne peut être canalisée par un pare-excitations défaillant, n’arrive pas à élaborer ses pensées. Elle accède progressivement à ses souvenirs par l’évocation de ses ressentis corporels. La prise en compte par sa thérapeute du récit délirant de ses sensations corporelles permet d’enrichir le discours de la patiente enfermée dans une plainte peu élaborée. Des rêves apparaissent entre les séances après plusieurs années de thérapies. En partageant ce vécu corporel particulier, des représentations et l’évocation de souvenirs traumatiques lui deviennent possibles, produisant des moments de soulagement et permettant à Joséphine de s’intéresser à son fonctionnement psychique malgré des symptômes psychotiques persistants.