Proust et le « livre intérieur de signes inconnus »
En me fondant sur quelques pages du Temps retrouvé, je propose de revenir sur le travail de mémoire que Proust met au cœur de l’activité créatrice : un travail qui consiste à effacer les traces de l’expérience vécue et à les transformer en signes en leur conférant le statut d’un « être extra-temp...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2017
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | En me fondant sur quelques pages du Temps retrouvé, je propose de revenir sur le travail de mémoire que Proust met au cœur de l’activité créatrice : un travail qui consiste à effacer les traces de l’expérience vécue et à les transformer en signes en leur conférant le statut d’un « être extra-temporel ». J’essaie de montrer comment cette fonction de la mémoire invite à comprendre la sublimation à la lumière du paradoxe, énoncé par Freud dans son article sur la « négation », qui met l’admission intellectuelle du refoulé au service du processus de refoulement, aussi bien que du travail de symbolisation et d’intégration pulsionnelle qui organise la notion de phénomène transitionnel.
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