In lingua veritas : La langue comme credo ou comme « balancier »

Dans LTI, la langue du IIIe Reich, le philologue Victor Klemperer interroge, à partir des modifications de la langue allemande durablement influencée par l’idiome nazi, les ressorts d’une emprise aussi massive. Ses préoccupations rejoignent celles des psychanalystes qui se sont intéressés aux ident...

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Détails bibliographiques
Auteur principal: Aubry, Laurence
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2015
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Dans LTI, la langue du IIIe Reich, le philologue Victor Klemperer interroge, à partir des modifications de la langue allemande durablement influencée par l’idiome nazi, les ressorts d’une emprise aussi massive. Ses préoccupations rejoignent celles des psychanalystes qui se sont intéressés aux identifications narcissiques. La LTI privilégie le fonctionnement primaire de la pensée, tout en conservant l’apparence d’une formation secondaire. Elle impose une pensée religieuse, maintenant l’illusion de la dépendance à une figure parentale indifférenciée omnipotente et omnisciente. L’ouvrage de Victor Klemperer manifeste dans son style la lutte des forces d’éros contre les puissances de la destruction. Cette étude peut informer l’écoute de patients dont les défenses mobilisent régulièrement le recours à un discours stéréotypé ou à, un style opératoire.