Sur la fabrique du « corps étranger »
C’est sur fond d’une théologie détournée ou grâce à des notions vides qu’une société fabrique un « corps étranger ». Cette capacité de rejet violent se retrouve dans notre histoire au début du christianisme avec le « verus Israël », pendant les guerres de religions, dans l’Affaire Dreyfus et pendan...
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| Autor principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2014
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | C’est sur fond d’une théologie détournée ou grâce à des notions vides qu’une société fabrique un « corps étranger ». Cette capacité de rejet violent se retrouve dans notre histoire au début du christianisme avec le « verus Israël », pendant les guerres de religions, dans l’Affaire Dreyfus et pendant la dernière guerre (qui se prolonge dans l’Affaire Finaly). Ce sont des phrases ou des stéréotypes qui servent d’appui à l’exclusion et qui prennent ensuite force de loi. Le rejet se fait au nom d’une Unité donnée comme absolue et a pour effet, le plus souvent, d’engendrer une guerre civile. La métaphore médicale joue un rôle déterminant dans une perspective prophylactique. Des façons de faire de cette nature débordent les clivages idéologiques. C’est, dans chaque cas, la civilisation qu’il faut préserver d’un mal mortel. Toutes les ficelles de la rhétorique sont utilisées ici. |
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