La mémoire du rêve. Un conflit épistémique dans la théorie freudienne
La notion de « mémoire du rêve » ( Traumgedächtnis) apparaît d’emblée dans l’œuvre freudienne, dès le premier chapitre de L’Interprétation du rêve (1900). Elle témoigne de l’intérêt de Freud pour « les expériences vécues » et « les impressions sensorielles » du « tout premier temps de l’enfance »....
Spremljeno u:
| Glavni autor: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
2013
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| Teme: | |
| Online pristup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sažetak: | La notion de « mémoire du rêve » ( Traumgedächtnis) apparaît d’emblée dans l’œuvre freudienne, dès le premier chapitre de L’Interprétation du rêve (1900). Elle témoigne de l’intérêt de Freud pour « les expériences vécues » et « les impressions sensorielles » du « tout premier temps de l’enfance ». Mais l’importance accordée à cette mémoire du « vécu » de la première enfance que seul le rêve est capable de conserver, une « mémoire sans souvenir », s’effacera, notamment à partir des années 1910, au profit de la mémoire du « transfert infantile », des évènements refoulés, porteurs des souvenirs représentés. Pour l’auteur, Freud impose ainsi une limitation à sa méthode et rétrécit le champ de la remémoration ; ce qui rend encore plus marquant le retour de la conception de 1900 à la fin de l’œuvre freudienne. En 1938, dans l’ Abrégé de Psychanalyse, la reprise de la notion de « mémoire du rêve » est à comprendre comme le lieu d’élargissement de la méthode, comme l’indication par Freud de la voie à suivre pour accéder aux traces non représentables des traumas du « tout premier temps de l’enfance », sans quoi l’analyse échoue, telle celle de l’Homme aux loups. |
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