Le fétichisme de la monnaie

La crise financière ayant débuté en 2008, interroge. Est-il possible pour la psychanalyse d’apporter en ce domaine un éclairage spécifique ? C’est, en tout cas, le pari tenté par l’auteur. S’il n’est pas possible de transposer sans nuances les enseignements tirés de la cure, du moins est-il fécond d...

Disgrifiad llawn

Wedi'i Gadw mewn:
Manylion Llyfryddiaeth
Prif Awdur: Lepastier, Samuel
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Français
Cyhoeddwyd: 2013
Pynciau:
Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-RFP_771_0091
record_format cairn
language Français
format Article ou chapitre numérique
building 0/Bibliothèque numérique/
1/Bibliothèque numérique/Cairn/
topic argent
crise
emprise
fétichisme
Keynes
malaise dans la culture
monétarisme
pulsion
civilisation and its discontents
crisis
drive
fetishism
Keynes
mastery
monetarism
money
spellingShingle argent
crise
emprise
fétichisme
Keynes
malaise dans la culture
monétarisme
pulsion
civilisation and its discontents
crisis
drive
fetishism
Keynes
mastery
monetarism
money
Lepastier, Samuel
Le fétichisme de la monnaie
topic_facet argent
crise
emprise
fétichisme
Keynes
malaise dans la culture
monétarisme
pulsion
civilisation and its discontents
crisis
drive
fetishism
Keynes
mastery
monetarism
money
description La crise financière ayant débuté en 2008, interroge. Est-il possible pour la psychanalyse d’apporter en ce domaine un éclairage spécifique ? C’est, en tout cas, le pari tenté par l’auteur. S’il n’est pas possible de transposer sans nuances les enseignements tirés de la cure, du moins est-il fécond de repérer les fondements inconscients des théories financières. Le néolibéralisme, courant dominant ces dernières années, repose sur le déni de toute pulsionnalité dans les échanges économiques. Cette doctrine peut être analysée comme un fétichisme de la monnaie visant à s’étendre, par le biais de l’évaluation, à l’ensemble des activités sociales. Inspirées en partie par sa connaissance de la psychanalyse, les critiques de John Maynard Keynes à l’égard du libéralisme retrouvent leur actualité.
author Lepastier, Samuel
author_facet Lepastier, Samuel
author_sort Lepastier, Samuel
title Le fétichisme de la monnaie
title_short Le fétichisme de la monnaie
title_full Le fétichisme de la monnaie
title_fullStr Le fétichisme de la monnaie
title_full_unstemmed Le fétichisme de la monnaie
title_sort le fétichisme de la monnaie
publishDate 2013
container_title
container_issue
url https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://shs.cairn.info/revue-francaise-de-psychanalyse-2013-1-page-91?lang=fr
https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://doi.org/10.3917/rfp.771.0091
_version_ 1877246573455343616
spelling cairn-RFP_771_0091RFPRevue française de psychanalyse https://shs.cairn.info/revue-francaise-de-psychanalyse-2013-1-page-91?lang=fr https://doi.org/10.3917/rfp.771.0091 Le fétichisme de la monnaie Lepastier, Samuel2013 argentcriseemprisefétichismeKeynesmalaise dans la culturemonétarismepulsioncivilisation and its discontentscrisisdrivefetishismKeynesmasterymonetarismmoneyfre Revue française de psychanalyse | 77 | 1 | 2013-04-10 | p. 91-107 | 0035-2942 RFP_77130 La crise financière ayant débuté en 2008, interroge. Est-il possible pour la psychanalyse d’apporter en ce domaine un éclairage spécifique ? C’est, en tout cas, le pari tenté par l’auteur. S’il n’est pas possible de transposer sans nuances les enseignements tirés de la cure, du moins est-il fécond de repérer les fondements inconscients des théories financières. Le néolibéralisme, courant dominant ces dernières années, repose sur le déni de toute pulsionnalité dans les échanges économiques. Cette doctrine peut être analysée comme un fétichisme de la monnaie visant à s’étendre, par le biais de l’évaluation, à l’ensemble des activités sociales. Inspirées en partie par sa connaissance de la psychanalyse, les critiques de John Maynard Keynes à l’égard du libéralisme retrouvent leur actualité.Money fetishismThe financial crisis that began in 2008 raises some questions. Can psychoanalysis shed a particular light on this domain ? This is certainly the wager made by the author. Although it may not be possible to transpose lessons drawn from the treatment directly, it is certainly productive to identify the unconscious foundations of financial theories. Neo-liberalism, a dominant trend in recent years, is based on the denial of any drive-related element in economic exchanges. This doctrine can be analysed as a money fetishism that seeks to spread, by means of valuation, to all social activities. Partly inspired by his knowledge of psychoanalysis, John Maynard Keynes’ criticisms of free-market liberalism are acquiring new topical relevance.La crisis económica que se inició en el 2008, plantea interrogantes ¿Puede el psicoanálisis elaborar un enfoque específico en ese dominio ? En todo caso es el reto del autor. Si bien no es posible trasladar sin matices las enseñanzas de la cura ¿Es al menos productivo localizar los fundamentos inconscientes de las teorías económicas ? El neoliberalismo, corriente dominante en los últimos años, se basa en la renegación de cualquier pulsionalidad en los intercambios económicos. Dicha doctrina puede ser analizada como un fetichismo del dinero que intenta expandirse, a través de la evaluación, al conjunto de las actividades sociales. Parcialmente inspiradas por su conocimiento del psicoanálisis, las críticas de John Maynard Keynes en relación con el liberalismo son de actualidad.Die Finanzkrise, die 2008 begonnen hat, wirft Fragen auf. Kann die Psychoanalyse auf diesem Gebiet einen speziellen erhellenden Beitrag leisten ? Dies versucht auf jeden Fall der Autor. Auch wenn sich die aus der Behandlung gewonnenen Einsichten nicht ohne Einschränkungen übertragen lassen, so scheint es doch zumindest fruchtbar, die unbewussten Grundlagen der Finanztheorien ausfindig zu machen. Der in den letzten Jahren vorherrschende Neoliberalismus beruht auf einer Verleugnung jeglichen Triebgeschehens im ökonomischen Austausch. Man kann diese Doktrin als einen Geldfetischismus analysieren, der auf dem Umweg über die Evaluierung auf seine Ausbreitung auf die Gesamtheit der sozialen Aktivitäten hinzielt. Die von John Maynard Keynes im Hinblick auf den Liberalismus geübte Kritik, die teilweise seiner Kenntnis der Psychoanalyse entspringt, erweist sich wieder als aktuell.La crisi finanziara iniziata nel 2008 fa sorgere una domanda : é possibile per la psicoanalisi formulare un punto di vista specifico in questo campo ? L’autore tenterà di rispondere. Se non é possibile trasporre senza sfumature gli insegnamenti tratti dalla cura, é quanto meno fecondo individuare le basi inconsce delle teorie finanziare. Il neo-liberalismo dominante negli ultimi anni riposa sul diniego di ogni pulsionalità negli scambi economici. Questa dottrina puo’essere analizzata come un feticismo del denaro che concerne, attraverso la valutazione, l’insieme delle attività sociali. Ispirate in parte dalla sua conoscenza della psicoanalisi, le critiche di John Maynard Keynes nei riguardi del liberalismo ritrovano la loro attualità.Cairn free access