L'impact de la scène primitive sur la pulsion de savoir

RésuméLa particularité de la pulsion de savoir réside dans le fait qu’elle est issue pour une part de pulsions préalablement sublimées ce qui la place d’emblée dans une position complexe. D’une part sa nature composite1 la renvoie à une composante pulsionnelle, la pulsion scopique (Triebe der Schau...

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Auteur principal: de Mijolla-Mellor, Sophie
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2010
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Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:RésuméLa particularité de la pulsion de savoir réside dans le fait qu’elle est issue pour une part de pulsions préalablement sublimées ce qui la place d’emblée dans une position complexe. D’une part sa nature composite1 la renvoie à une composante pulsionnelle, la pulsion scopique (Triebe der Schau), susceptible de se sublimer indépendamment d’elle et d’autre part, elle est une sublimation au moins partielle puisqu’elle correspond à un « mode sublimé de l’emprise », mais par là elle est aussi mise en rapport avec la difficile notion de sublimation de l’agressivité. Son objet est directement et originairement sexuel (savoir sur le sexuel) et son but n’est pas sublimé puisqu’il renvoie tant au pouvoir (savoir pour pouvoir) qu’au but œdipien lui-même (être le seul à conserver l’amour de la mère, connaître l’objet de son désir).L’impact de la scène primitive sur la pulsion de savoir est loin d’être univoque.Trois « choix » possibles seront envisagés ici :le renforcement de la névrose ;la répétition sublimée du traumatisme grace à la création littéraire ;la dérivation sublimatoire sous la forme de la pulsion de recherche.1. « La pulsion de savoir, écrit Freud, ne peut pas être comptée parmi les composantes pulsionnelles élémentaires de la vie affective et il n’est pas possible de la faire dépendre exclusivement de la sexualité. Son activité correspond d’une part à la sublimation du besoin de maîtriser, et, d’autre part elle utilise comme énergie le désir de voir » (1905  d).