Les fantasmes originaires et l'avènement de l'érogénéité

RésuméLe terme de scène primitive désigne la visée extinctive d’une économie libidinale régressive qui appelle une retenue, à l’origine de l’élaboration d’un fantasme du même nom. Ce dernier s’intègre dans un ensemble défini par le terme d’originaire. La scène primitive est dès lors concevable comme...

Description complète

Enregistré dans:
Détails bibliographiques
Auteur principal: Chervet, Bernard
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2010
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:RésuméLe terme de scène primitive désigne la visée extinctive d’une économie libidinale régressive qui appelle une retenue, à l’origine de l’élaboration d’un fantasme du même nom. Ce dernier s’intègre dans un ensemble défini par le terme d’originaire. La scène primitive est dès lors concevable comme le négatif d’une scène originaire, promotrice de la genèse de la libido et de ses diverses inscriptions psychiques.L’une d’elles, masquée par la formulation des fantasmes originaires en termes objectaux, fonde la catégorie des éprouvés corporels, de la sensualité. Le corps charnel est une production psychique ne relevant pas des représentations.La carte de l’érogénéité se met en place en deux temps, selon le procès de l’après-coup. C’est après une longue élaboration du narcissisme qu’une régression sensuelle au sexuel d’organe devient possible, fondant le corps érotique et la vie érotique. Cette régression a un verrou s’opposant à l’extinction, le masochisme de retenue. Les zones érogènes sont les lieux de l’actualisation privilégiée de l’érogénéité d’organe et de ce masochisme. Elles sont les loquets du corps.