L'opposition inhibition/déficit dans la schizophrénie. Éléments pour une discussion historique, épistémologique, clinique
La conception théorique de la schizophrénie en psychiatrie traditionnelle a systématiquement négligé la notion d’inhibition, lui préférant celle de déficit. La dissociation (Spaltung) de Bleuler aurait pu ouvrir vers une autre conception du « déficit » schizophrénique, mais le malentendu avec les co...
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| Autor Principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
2009
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | La conception théorique de la schizophrénie en psychiatrie
traditionnelle a systématiquement négligé la notion d’inhibition, lui
préférant celle de déficit. La dissociation (Spaltung) de Bleuler aurait pu
ouvrir vers une autre conception du « déficit » schizophrénique,
mais le malentendu avec les conceptions psychanalytiques n’a pas permis
l’exploitation de cette ouverture. La plus récente théorisation de la
psychopathologie de la schizophrénie en termes de « positif » et de
« négatif » représente un retour aux conceptions défectologiques,
car elle ignore le rapport dialectique entre ces deux termes. En
psychopathologie psychanalytique, une certaine conception de la destructivité
et de la pulsion de mort, si elle ne tient pas compte de la dimension
relationnelle et contre-transférentielle de ces notions, risque de reproduire
la conception « déficitaire » sous des termes nouveaux. Une
hypothèse de l’inhibition dans la schizophrénie est proposée en tant
qu’inhibition de l’agir, à partir d’une discussion du désinvestissement
des représentations de chose au profit des représentations de mot dans cette
pathologie. |
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