La violence de l'identification.

La violence de l’identification. Des Érinyes aux Euménides : l’identification à l’agresseur À partir de l’Œdipe originaire, l’identification à l’agresseur est conçue comme un carrefour des investissements narcissiques et objectaux. Elle coexiste avec l’angoisse de l’étranger et transforme la quanti...

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Détails bibliographiques
Auteur principal: Jouvenot, Christian
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2009
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:La violence de l’identification. Des Érinyes aux Euménides : l’identification à l’agresseur À partir de l’Œdipe originaire, l’identification à l’agresseur est conçue comme un carrefour des investissements narcissiques et objectaux. Elle coexiste avec l’angoisse de l’étranger et transforme la quantité en qualité, la violence en hostilité dans le processus identificatoire. Quand l’attracteur œdipien exerce suffisamment son pouvoir, elle participe à la première symbolisation, elle initie les fantasmes originaires et les identifications secondaires. Quand la carence de la séduction maternelle entrave la subjectivation, elle est identifiée à la rencontre avec Méduse. État limite et psychose, deux exemples cliniques montrent, d’une part, son impact dans l’inquiétante étrangeté d’un ébranlement identitaire et, d’autre part, son investissement au bord de la symbolisation dans la relation fétichique à l’objet. Enfin, chez les Tragiques grecs, particulièrement dans l’Orestie d’Eschyle, déjà là, cette identification est clairement représentée par les Érinyes.