“ Ulysse nu et couvert de boue ”

C’est moins l’étude de la “ honte-affect ”, celle qui se présente dans les coordonnées physiques et psychiques familières, qui peut nous éclairer sur les difficultés, voire les impasses rencontrées dans certaines cures qu’une honte qui mérite, au moins au sens descriptif, le qualificatif d’ “ incons...

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Détails bibliographiques
Auteur principal: Barazer, Claude
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2003
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:C’est moins l’étude de la “ honte-affect ”, celle qui se présente dans les coordonnées physiques et psychiques familières, qui peut nous éclairer sur les difficultés, voire les impasses rencontrées dans certaines cures qu’une honte qui mérite, au moins au sens descriptif, le qualificatif d’ “ inconsciente ”. C’est-à-dire une honte déduite. Déduite d’actes symptomatiques, de postures, de singularités caractérielles, d’un certain rapport au corps et à la parole. Cette clinique de la “ honte inconsciente ” est, souvent, dans sa forme, l’expression littérale de la syntaxe qui prévaut dans l’univers honteux : mise à nu, dévoilement, “ face perdue ” ou “ sauvée ”, taches et souillures qu’il faut “ effacer ”, “ nettoyer ”, etc. Elle serait souvent une forme d’ “ héritage psychique ” chez ceux dont les ascendants se sont trouvés impliqués dans des situations génératrices de honte mettant en cause les inscriptions narcissiques essentielles : humiliations, stigmatisations, atteintes à la dignité, déchéance physique et sociale. “ Comme un chien, dit-il, comme si la honte devait lui survivre ” (F. Kafka, Le Procès).