La rage, la honte et la culpabilité (aux origines du malaise dans la culture)
Autant l’idée d’une dialectique entre honte et culpabilité est riche, autant celle d’une hiérarchie entre des civilisations de la honte et de la culpabilité est dangereuse, favorisant des dérives idéologiques. Elle va de pair avec l’idée d’un Sur-moi plus évolué que l’Idéal du Moi, alors que la vrai...
Enregistré dans:
| Auteur principal: | |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2003
|
| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Autant l’idée d’une dialectique entre honte et culpabilité est riche, autant celle d’une hiérarchie entre des civilisations de la honte et de la culpabilité est dangereuse, favorisant des dérives idéologiques. Elle va de pair avec l’idée d’un Sur-moi plus évolué que l’Idéal du Moi, alors que la vraie hiérarchie se situe entre les représentations elles-mêmes, des traces traumatiques perceptivo-motrices au comportement et à l’affect, et de l’imago stéréotypée au roman familial ou au mythe. Une ébauche d’élaboration permet d’envisager une clinique de la honte, fondée sur le défaut d’emprise et la recherche d’une régression à l’enveloppe maternelle, et une clinique de la culpabilité fondée sur l’identification, le meurtre du père et le clivage comme excès d’emprise. L’idée d’une civilisation de l’image est cependant au cœur de la problématique du créateur d’aujourd’hui, comme l’exemple du roman Lorsque j’étais une œuvre d’art le prouve. S’agit-il de sublimations de vie, ou de mort, et quelle en est la ligne de partage ? Mais à ce niveau comme à celui de l’individu, c’est la dialectique entre la rage, la honte, et la culpabilité qui reste la plus féconde. |
|---|