La femme du pervers narcissique
On ne voit guère de pervers narcissique dans le cabinet de l’analyste. Mais on y rencontre sa femme et celle-ci nous en apprend beaucoup sur le fonctionnement psychique qui s’instaure de part et d’autre de cette relation aliénante, souvent violente, voire destructrice. Quatre cas de femmes permetten...
Enregistré dans:
| Auteur principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2003
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | On ne voit guère de pervers narcissique dans le cabinet de l’analyste. Mais on y rencontre sa femme et celle-ci nous en apprend beaucoup sur le fonctionnement psychique qui s’instaure de part et d’autre de cette relation aliénante, souvent violente, voire destructrice. Quatre cas de femmes permettent de repérer les éléments qui composent cette relation : l’emprise humiliante, la disqualification de leurs perceptions, la communication paradoxale. Le processus thérapeutique, marqué par des éléments contre-transférentiels ardus, démarre véritablement par un “ moment mutatif ”, qui implique l’authentification de leurs perceptions et un “ méta-regard ”. C’est un “ point de retour ”, à partir duquel elles vont enfin pouvoir sortir de la “ passion masochiste ”, qui les amène non seulement à se mettre toujours à la place de l’ “ objet-ustensile ” maltraité, mais encore de se faire thérapeute de leur conjoint, avec une “ fidélité fanatique ”, à laquelle il est difficile de renoncer. Elles y renoncent tout de même, soit en quittant le conjoint, soit parce que le glissement de leur position identificatoire masochiste instaure (impose, plutôt !) une nouvelle dynamique de la relation, ce qui fait penser que la perversion narcissique n’est peut-être pas aussi irrémédiable qu’on le pense. |
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