Peut-on parler encore d'esthétique ?
La situation romanesque en France aujourd’hui est envahie ou portée par le déferlement de l’intime scandaleux et de la violence tous azimuts. Au regard de ces complaisances, Julia Kristeva propose une image insolite de Colette : à côté et à l’encontre de la dame aux chats du Palais-Royal et de Colet...
Enregistré dans:
| Auteur principal: | |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2003
|
| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | La situation romanesque en France aujourd’hui est envahie ou portée par le déferlement de l’intime scandaleux et de la violence tous azimuts. Au regard de ces complaisances, Julia Kristeva propose une image insolite de Colette : à côté et à l’encontre de la dame aux chats du Palais-Royal et de Colette amoureuse, il en existe une autre, fascinée par la monstruosité des bêtes, des plantes, mais aussi des humains, pour ne citer que Landru. Une tentative d’analyser cet aspect de Colette à la lumière de son rapport au maternel et à la perversion est élaborée ; la cruauté et le mal se présentent en effet comme des étiquettes sociales et idéologiques qui restent très insuffisantes pour cerner l’éclatement de la pulsion de mort et de l’agressivité au cœur du processus de sublimation, aussi bien chez Colette que dans la littérature contemporaine. |
|---|