Un je ne sais quoi
L’auteur envisage la passion d’inquiétante esthétique d’un patient habité par un double choisi par sa mère, Jeune chevalier dans un paysage, tableau de Carpaccio, sans doute un saint Georges attristé, sur le point de tirer l’épée vers le spectateur. La fascination esthétique pour ce double figuré...
Sábháilte in:
| Príomhchruthaitheoir: | |
|---|---|
| Formáid: | Article ou chapitre numérique |
| Teanga: | Français |
| Foilsithe / Cruthaithe: |
2003
|
| Ábhair: | |
| Rochtain ar líne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Achoimre: | L’auteur envisage la passion d’inquiétante esthétique d’un patient habité par un double choisi par sa mère, Jeune chevalier dans un paysage, tableau de Carpaccio, sans doute un saint Georges attristé, sur le point de tirer l’épée vers le spectateur. La fascination esthétique pour ce double figuré par l’art renvoie à la défense originelle. Diabolique, invitant à se déprendre du réel, le double de soi se transforme en image d’épouvante et de mort. Puis, étudiant différence et cohérence des idées esthétiques de Kant et de Freud, l’auteur distingue une position esthétique narcissique, voire létale, et une position esthétique objectale, car transitionnelle. Dans la cure, le tableau du Carpaccio peut alors être compris comme rêve condensé : celui d’un saint Georges hésitant à abattre un dragon que l’on ne voit pas. Quelque chose. Il s’agit de l’objet mort-vivant, imago maternelle, “ je ne sais quoi qui n’a de nom dans aucune langue ”. |
|---|