Démystifier les psychotropes : un outil parmi d'autres
Les médicaments psychotropes et en particulier les antidépresseurs, les régulateurs de l’humeur et les neuroleptiques de dernière génération, utilisés à bon escient ne peuvent plus être considérés comme des anesthésiques de la vie psychique et, à plus forte raison, des camisoles chimiques. Ils sont...
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| Auteur principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2002
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Les médicaments psychotropes et en particulier les antidépresseurs, les régulateurs de l’humeur et les neuroleptiques de dernière génération, utilisés à bon escient ne peuvent plus être considérés comme des anesthésiques de la vie psychique et, à plus forte raison, des camisoles chimiques. Ils sont susceptibles de restaurer une capacité de contenance que le Moi avait perdu et des activités de déplacement et de représentation indispensables à une vie psychique efficiente ; à ce titre, ils sont des outils de liberté que le sujet peut apprendre à s’approprier pour se délivrer du poids de contraintes internes aliénantes.Leurs effets, souvent spectaculaires, amènent à reconsidérer le poids des troubles primaires des assises narcissiques et de l’insécurité interne à l’origine des troubles psychopathologiques les plus graves. Ils conduisent ces sujets à surinvestir défensivement le recours à l’agrippement au monde perceptivo-moteur. Cela les rend massivement environnement-dépendants, au détriment de l’utilisation et du développement de leurs ressources psychiques. La psychothérapie devient alors au mieux inefficace, souvent pathogène car génératrice d’une exhibition désorganisante. |
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