Les utopies révolutionnaires et leur vision de la famille

Nous nous interrogeons sur le statut de la famille pour les utopistes, qu’il s’agisse des utopistes du XVIIIe siècle ou de ceux qui ont accompagné les révolutions, notamment la révolution russe de 1917, tous ont contesté les institutions, au premier chef, la famille patriarcale. Pour C. Fourier, dan...

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Auteur principal: Couchard, Françoise
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2002
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Nous nous interrogeons sur le statut de la famille pour les utopistes, qu’il s’agisse des utopistes du XVIIIe siècle ou de ceux qui ont accompagné les révolutions, notamment la révolution russe de 1917, tous ont contesté les institutions, au premier chef, la famille patriarcale. Pour C. Fourier, dans Le nouveau monde amoureux, la famille est à la source des malheurs de l’homme et plus particulièrement de l’oppression de la femme. Il imagine un Phalanstère où chacun suivrait ses passions librement.On retrouvera ce même “ rêve ” chez une femme, A. Kollonta ï, membre du Parti bolchevik et initiatrice en 1917 des nouvelles lois sur la famille qui instituent la fin du mariage monogamique et du couple et valorisent l’ “ amour libre ”.Toutes ces utopies en voulant abattre l’ordre amoureux ancien et le couple, n’aboutissent qu’à créer d’autres rapports de domination et d’aliénation. Nous montrons à la lumière des réflexions de Freud dans Le malaise dans la culture combien elles occultent la haine et la pulsion de mort, l’intrication Éros/Thanatos ainsi que les exigences narcissiques.