Deux et deux font-ils toujours quatre ?

Résumé — Ces dernières années les indications des traitements parents-bébé se sont beaucoup étendues. Les psychanalystes qui s’y risquent ont ainsi vu croître le degré de complexité de la compréhension de leur travail. En effet, ces thérapies ont d’abord été pratiquées dans des situations cliniques...

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Detalhes bibliográficos
Auteurs principaux: Caron-Lefèvre, Martine, Moggio, Françoise
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: 2001
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Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Résumé — Ces dernières années les indications des traitements parents-bébé se sont beaucoup étendues. Les psychanalystes qui s’y risquent ont ainsi vu croître le degré de complexité de la compréhension de leur travail. En effet, ces thérapies ont d’abord été pratiquées dans des situations cliniques où le fonctionnement parental était marqué par une problématique névrotique prévalente ; le travail portait sur la reconnaissance par le parent des mouvements projectifs sur le bébé en lien avec son histoire personnelle – les fameuses et controversées interactions fantasmatiques – sans que l’altérité fondamentale du bébé ne soit méconnue. Force est de reconnaître que ce modèle est trop succinct et ne saurait suffire dans certains traitements où dominent les éléments non névrotiques dans le fonctionnement mental du parent. La question de la séparation est alors souvent centrale dans les traitements, agie dans les conduites du parent avec l’enfant pour ce qui est des séparations physiques – trop ou trop peu –, répétées dans les thérapies souvent par enfant interposé comme dans le cas clinique que nous venons d’exposer. Elle reflète les difficultés du parent dans sa distance à l’objet et c’est sur cette dimension que va devoir porter le travail psychothérapique guidé par la nécessité de laisser se développer un espace psychique propre à l’enfant.