Être et la pulsion de mort. La qualité de la pensée de Green †

Cette introduction à « Origines et vicissitudes de l’être dans l’œuvre de Winnicott » d’André Green (2010 [2011]) traite à la fois de la signification et de la méthode de son article. Tandis que le but annoncé de Green est de discuter de la notion d’être chez Winnicott, ce que nous apprenons le plus...

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Autore principale: Smith, Henry F.
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2015
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Cette introduction à « Origines et vicissitudes de l’être dans l’œuvre de Winnicott » d’André Green (2010 [2011]) traite à la fois de la signification et de la méthode de son article. Tandis que le but annoncé de Green est de discuter de la notion d’être chez Winnicott, ce que nous apprenons le plus résolument de l’article vient des remarques qui ne sont pas directement liées au sujet dont il traite principalement. Green accomplit cela en nous faisant entrer au cœur de la querelle d’amoureux qu’il a entretenue toute sa vie avec Winnicott ; et une qualité passionnée mais fortuite dans son discours rend certains concepts psychanalytiques fondamentaux plus clairs qu’ils ne l’ont jamais été. Parmi ceux-ci, il y a la pulsion de mort. L’introduction se termine par une explication du cercle vicieux de la destructivité avec laquelle on punit l’objet en se punissant soi-même – à l’extrême, on détruit l’objet interne en détruisant le self, c’est-à-dire en détruisant la personne qui contient à la fois le self et l’objet. Dans cet unique acte final, self et objet fusionnent – une unité maligne à laquelle seule la mort permet d’arriver.