Des liberals ou des conservateurs « agressés par la réalité » ? L’ancrage intellectuel du néoconservatisme aux États-Unis
Le néoconservatisme est un courant de pensée complexe, dont l’apparition remonte à la fin des années 1960 et le début des années 1970 au sein de la gauche états-unienne. Initialement, les néoconservateurs sont donc avant tout des liberals qui, au vu de l’évolution de leur propre camp à l’époque, von...
Uloženo v:
| Hlavní autor: | |
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| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
2025
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Le néoconservatisme est un courant de pensée complexe, dont
l’apparition remonte à la fin des années 1960 et le début des
années 1970 au sein de la gauche états-unienne. Initialement,
les néoconservateurs sont donc avant tout des liberals qui, au
vu de l’évolution de leur propre camp à l’époque, vont peu à
peu basculer vers la droite, notamment à la suite de l’élection
de Ronald Reagan au début des années 1980. Ceux que le
« parrain » du mouvement, Irving Kristol, désigne comme
des liberals « agressés par la réalité » vont renouveler et nourrir
substantiellement le conservatisme aux États-Unis, cela durant
plusieurs décennies. Après les années Reagan, ils connaissent
une nouvelle fois une forte influence dans la vie politique et
intellectuelle au début des années 2000, sous la présidence de
George W. Bush. Par la suite, leur place dans l’espace politico-intellectuel va évoluer. Marginalisés par Barack Obama, ils vont
se retrouver, à partir de 2016, dans l’opposition à Donald Trump
et, chassés de leur propre camp, semblent progressivement,
depuis lors, rejoindre (à nouveau) la gauche américaine. Il
convient alors de s’interroger sur la trajectoire du mouvement.
En effet, les néoconservateurs ne seraient-ils pas devenus,
désormais, des conservateurs « agressés par la réalité » ?
Cet article vise à mettre en lumière la nature singulière du
néoconservatisme, mouvement complexe qui emprunte à la
gauche comme à la droite aux États-Unis, cela en politique
intérieure comme en politique étrangère. |
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