Contre le New Deal. Herbert Hoover et la défense de la « liberté américaine »

La présidence du démocrate Franklin D. Roosevelt (1933-1945) a posé les fondations du consensus bipartisan de l’après-guerre, tant en ce qui concerne la politique intérieure (gestion macroéconomique keynésienne, Social Security, fiscalité progressive, agences de régulation, réinvention du pouvoir...

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Dades bibliogràfiques
Autor principal: Péréon, Yves-Marie
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: 2025
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Descripció
Sumari:La présidence du démocrate Franklin D. Roosevelt (1933-1945) a posé les fondations du consensus bipartisan de l’après-guerre, tant en ce qui concerne la politique intérieure (gestion macroéconomique keynésienne, Social Security, fiscalité progressive, agences de régulation, réinvention du pouvoir exécutif, etc.) que la politique étrangère (fin de l’isolationnisme, engagement dans les institutions internationales créées en 1945, libre-échange, etc.). Le renouveau du conservatisme américain dans les années 1960-1970 peut être interprété comme un refus de l’héritage rooseveltien. L’ancien président Herbert Hoover incarne ce refus : républicain ouvert à l’expérimentation – avec certes beaucoup moins d’audace que son successeur démocrate Roosevelt –, il s’éloigna du progressisme après sa défaite électorale de 1932 et défendit un retour aux idéaux des Pères fondateurs. Jusqu’à sa mort en 1964, il dénonça avec force la trahison des valeurs originelles de la République américaine que représentait, selon lui, le New Deal. Au-delà de l’itinéraire individuel de Hoover, c’est bien au cours de la première moitié du xxe siècle que le conservatisme américain, défait de manière spectaculaire dans les urnes, a été capable d’amorcer sa métamorphose.