Kant, penseur merkélien ?
Mme Merkel devant quitter la Chancellerie après les élections de septembre, on peut, pour caractériser les fondements de sa politique, partir des éloges qui, en 2015, ont suivi sa décision d’ouvrir sans restriction les frontières de son pays aux réfugiés en provenance surtout de Syrie, « sauvant » a...
Spremljeno u:
| Glavni autor: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
2021
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| Online pristup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sažetak: | Mme Merkel devant quitter la Chancellerie après les élections de septembre, on peut, pour caractériser les fondements de sa politique, partir des éloges qui, en 2015, ont suivi sa décision d’ouvrir sans restriction les frontières de son pays aux réfugiés en provenance surtout de Syrie, « sauvant » ainsi « l’honneur » de l’Europe et donnant au monde une leçon de morale « kantienne ». Ce supposé « kantisme » invite à un retour critique sur la pensée politique de Kant à l’aune de la Révolution (1789) et de la République (1792). Entre le Kant « républicain », mais flou, de Luc Ferry et le Kant « nazi » d’Onfray, il y a place pour un Kant tiré vers la gauche, celui de Goldmann en 1945-1948, à la Libération, mais aussi un Kant « centriste », donc « merkélien », dont le « républicanisme » taillé très large laisse quasiment tout ouvert, dont le pire. L’Allemagne qui va suivre celle de Mme Merkel en est-elle plus rassurante ? |
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