Les humanistes et la question de la corruption des magistrats au XVIe siècle

Les humanistes de la première moitié du xvie siècle dénoncent en chœur la corruption des élites et des gouvernants. Érasme comme Thomas More, Machiavel comme Boccalini, la traquent sans relâche et en viennent à définir une représentation normative du comportement civique afin d’être en mesure de co...

Description complète

Enregistré dans:
Détails bibliographiques
Auteur principal: Barral-Baron, Marie
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2021
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Les humanistes de la première moitié du xvie siècle dénoncent en chœur la corruption des élites et des gouvernants. Érasme comme Thomas More, Machiavel comme Boccalini, la traquent sans relâche et en viennent à définir une représentation normative du comportement civique afin d’être en mesure de condamner le manque de probité. Toutefois, ils ne sont pas dupes et constatent, chacun à sa manière, à quel point la corruption fait partie de la nature humaine. Faute de pouvoir l’anéantir, ils finissent alors par la transcender. Si la corruption est un vice, elle est aussi la preuve de la liberté de l’homme qui a le choix ou pas de marcher dans ses pas. Mieux même, comme la corruption habite toute chose, elle apparaît bientôt comme une forme de catharsis.