Michel-Pierre Chélini, Histoire des salaires en France des années 1940 aux années 1960 (1944-1967), Berne, Peter Lang, 2021, 616 p.

L’évolution de l’usage des moyens de paiement semble aller vers une société « sans cash » que certains appellent de leurs vœux. Pourtant, plusieurs exemples de crises au siècle dernier montrent que l’hypothèse d’une raréfaction des billets provoque des réflexes de « peur de manquer ». Qu’il s’agisse...

Descrizione completa

Salvato in:
Dettagli Bibliografici
Autore principale: Dieuaide, Patrick
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2023
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:L’évolution de l’usage des moyens de paiement semble aller vers une société « sans cash » que certains appellent de leurs vœux. Pourtant, plusieurs exemples de crises au siècle dernier montrent que l’hypothèse d’une raréfaction des billets provoque des réflexes de « peur de manquer ». Qu’il s’agisse des institutions ou des particuliers, des réflexes de thésaurisation – semblables à l’accumulation de paquets de nouilles ou de papier toilette qu’on a pu voir récemment – montrent que l’usage de la monnaie fiduciaire s’apparente à un ultime recours. La difficulté, réelle ou fantasmée, de s’en procurer provoque des réactions d’inquiétude fortes. Nous analysons cette situation au travers de plusieurs crises de natures différentes, toutes causées par des acteurs de ce qu’on appelle la filière fiduciaire, qu’il s’agisse de la Banque de France – lors des événements de mai 68, de la grande grève de décembre 1987 ou d’une grève plus limitée en décembre 1997 – ou des transporteurs de fonds en mai 2000, à la veille du passage à l’euro. La question qui se pose dans tous ces cas reste toujours celle de l’accès aux billets de banque alors que l’usage de la carte bancaire s’est banalisé pour les transactions de tous montants.