Le déclin de la sidérurgie européenne est-il inéluctable ?

La sidérurgie européenne a dominé la production mondiale d’acier. Mais en 2013, la Chine a produit, à elle seule, la moitié de l’acier du monde (49.8 %). Elle est devenue « la forge du monde ». L’industrie sidérurgique globale n’est pas en crise en dépit des cycles, et elle continue d’augmenter. Le...

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Autore principale: Mioche, Philippe
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2019
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Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:La sidérurgie européenne a dominé la production mondiale d’acier. Mais en 2013, la Chine a produit, à elle seule, la moitié de l’acier du monde (49.8 %). Elle est devenue « la forge du monde ». L’industrie sidérurgique globale n’est pas en crise en dépit des cycles, et elle continue d’augmenter. Le déclin relatif de la sidérurgie européenne s’amorça dès 1952. Depuis la crise de 2008, la sidérurgie est en décroissance en valeur absolue. Le poids de « l’Europe » est passé de plus de 40 % dans l’entre-deux guerres à 10 % en 2013. Les indicateurs sommaires à propos des technologies mises en œuvre ne permettent pas de conclure à la supériorité technologique de l’Europe. Toutefois, l’Europe conserve un avantage dans les produits plats à meilleure valeur ajoutée. La balance commerciale européenne des produits longs est excédentaire sauf exception et celle des produits plats tend à l’équilibre. La tendance est au repli sur la consommation intra-européenne dans une UE où la croissance stagne. Le management européen recule dans le classement mondial des firmes sidérurgiques. La sidérurgie est dominée par Arcelor-Mittal, une entreprise globale, et par Tata, une entreprise indienne. La première entreprise « européenne » dans le classement est Thyssen. En longue durée, le mouvement de la production d’acier est un remarquable indicateur de l’histoire économique globale. La troisième mondialisation du IIIème millénaire a accéléré le déclin de la sidérurgie européenne. Ce déclin se vérifie dans presque tous les domaines abordés (production, commerce, poids des entreprises, management). La Commission européenne le sait et le dit. Les décideurs nationaux et les citoyens européens doivent comprendre que l’avenir des hauts-fourneaux n’est pas serein.