L’entreprise et son histoire. Réflexions sur la « création destructrice » et la théorie du changement de la firme

Les entreprises entendues comme organisations vivent une double contrainte : préserver les spécificités qui font leur force et leur identité, tout en les modifiant sans relâche. L’entreprise moderne doit plus ou moins tourner le dos à son histoire afin de préserver son existence et se pérenniser com...

Cijeli opis

Spremljeno u:
Bibliografski detalji
Glavni autor: Torres, Félix
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: 2014
Teme:
Online pristup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Sažetak:Les entreprises entendues comme organisations vivent une double contrainte : préserver les spécificités qui font leur force et leur identité, tout en les modifiant sans relâche. L’entreprise moderne doit plus ou moins tourner le dos à son histoire afin de préserver son existence et se pérenniser comme telle dans la durée. D’où le rapport ambivalent qu’entretient l’entreprise avec son histoire, celle-ci à la fois héritage (de compétences et « contraintes de sentier »), déroulé du changement, récit et leçons du passé. Pour comprendre ce mouvement paradoxal, il faut inverser la formule de Schumpeter à l’égard de l’économie capitaliste de marché, associer théorie de la firme, approche managériale et histoire de l’entreprise. Pour ne pas être englouties dans le maelström de la « destruction créatrice », les entreprises ne doivent jamais cesser de développer en leur sein une « création destructrice ».