L’effet des coûts de licenciement sur la durée des emplois des travailleurs peu qualifiés en France
Jusqu’en septembre 2017, les employeurs devaient verser au moins six mois de salaire aux employés dont l’ancienneté était supérieure à deux ans en cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse dans les entreprises de plus de 11 salariés. À partir des données du ministère de la justice, nous obse...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2019
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Jusqu’en septembre 2017, les employeurs devaient verser au moins six mois de salaire aux employés dont l’ancienneté était supérieure à deux ans en cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse dans les entreprises de plus de 11 salariés. À partir des données du ministère de la justice, nous observons que cette réglementation entraîne une hausse des indemnités de licenciement à deux ans d’ancienneté, ce qui engendre une augmentation significative du taux de destruction d’emplois avant le seuil des deux ans et une baisse juste après. Les coûts de licenciement et leur composante procédurale sont évalués grâce à l’estimation d’un modèle de recherche et d’appariement reproduisant l’évolution du taux de destruction d’emplois. Nous constatons que le coût total des licenciements augmente avec l’ancienneté et qu’il est environ quatre fois plus élevé que les indemnités légales et conventionnelles à deux ans d’ancienneté. Des exercices contre-factuels montrent que la fragilité des emplois de faible ancienneté implique que les coûts de licenciement réduisent la durée moyenne de l’emploi pour un large éventail de paramètres empiriquement pertinents. |
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