Monnaies digitales et politique monétaire : beaucoup de bruit pour rien ?
En dépit d’un encours global encore très faible par rapport à ceux des grandes monnaies de réserve, les monnaies digitales attirent beaucoup l’attention. L’article rappelle que c’est avant tout le mécanisme d’échange incorporé aux monnaies digitales (la technologie du registre distribué) qui devrait...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2017
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | En dépit d’un encours global encore très faible par rapport à ceux des grandes monnaies de réserve, les monnaies digitales attirent beaucoup l’attention. L’article rappelle que c’est avant tout le mécanisme d’échange incorporé aux monnaies digitales (la technologie du registre distribué) qui devrait en faire le succès. Il montre qu’un usage répandu de ces monnaies n’a des chances de se produire que dans des conditions qui laisseraient foncièrement inchangée la capacité de la banque centrale à poursuivre un objectif d’inflation identique par les mêmes moyens que de nos jours, en fixant un niveau de taux d’intérêt. Néanmoins, quelques ajustements pourraient devoir être apportés à la définition des agrégats monétaires ainsi éventuellement qu’à la base et/ou aux ratios de réserves obligatoires. Même dans le cas extrême et très improbable où la banque centrale émettrait de la monnaie digitale accessible au public et où celui-ci l’adopterait massivement, le rôle des banques dans la distribution de crédit ne devrait pas être gravement compromis. Les banques pourraient toutefois disposer de moins d’informations directes sur les clients tandis que l’importance éventuelle du refinancement par la banque centrale dans les ressources des banques devrait inciter celle-ci à énoncer clairement une politique de prêteur en dernier ressort pour limiter le risque moral. |
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