L'hostilité aux OGM survit-elle à des produits attractifs ?

RésuméEn recourant à des scénarios fictifs, les méthodes de l’économie expérimentale permettent d’explorer la disposition à payer des consommateurs pour des produits marchands qui n’existent pas, à condition que leur mise sur le marché potentielle soit crédible. L’étude porte ici sur les disposition...

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Main Authors: Kassardjian, Elsa, Robin, Stéphane, Ruffieux, Bernard
Format: Article ou chapitre numérique
Language:Français
Published: 2011
Online Access:Accès Université d'Orléans et IFPM
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spelling cairn-RFE_113_0121RFERevue française d'économie https://shs.cairn.info/revue-francaise-d-economie-2011-3-page-121?lang=fr https://doi.org/10.3917/rfe.113.0121 L'hostilité aux OGM survit-elle à des produits attractifs ? Kassardjian, ElsaRobin, StéphaneRuffieux, Bernard2011 fre Revue française d'économie | Volume XXVI | 3 | 2011-10-01 | p. 121-150 | 0769-0479 RFE_11354 RésuméEn recourant à des scénarios fictifs, les méthodes de l’économie expérimentale permettent d’explorer la disposition à payer des consommateurs pour des produits marchands qui n’existent pas, à condition que leur mise sur le marché potentielle soit crédible. L’étude porte ici sur les dispositions à payer de consommateurs pour des aliments transgéniques de seconde génération, c’est-à-dire ayant des caractéristiques innovantes attractives pour le consommateur par rapport au produit conventionnel standard. Cette étude constitue, à notre connaissance, la première tentative pour effectuer cette mesure par la méthode expérimentale. Dans le même protocole, l’acceptation de la technologie transgénique est comparée à l’acceptation de technologie alternative. Les résultats montrent que l’usage des biotechnologies pour la production de biens alimentaires continue à subir le coût d’une image négative. Cependant, l’attrait de certaines caractéristiques désirables obtenues grâce à un OGM peut compenser le rejet qu’occasionne le recours à une telle technologie. Le refus des biotechnologies semble n’être qu’une traduction d’un refus plus général contre l’introduction de nouvelles technologies pour la production de biens alimentaires.Does Consumer’s Aversion to GM Food Survive a Yummy Apple?We know ( e.g. Noussair et alii [2004]) that consumers devalue first-generation GM food. Here, using a framed field experiment method, we reveal consumer’s willingness to pay for various second-generation GM apples, defined as differentiated products containing an innovative attribute, desirable for the consumer. Values for such second-generation GM apples are compared with (a) a standard conventional apple value, and (b) values for identically differentiated products, processed with alternative technologies. Some of our GM differentiated apples appear to be more valued than the standard apple; therefore a desirable innovative attribute is sufficient to balance the loss of value due to the GM technology. Nonetheless, when an alternative technology to GM is available, consumers prefer it.Cairn free access
language Français
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description RésuméEn recourant à des scénarios fictifs, les méthodes de l’économie expérimentale permettent d’explorer la disposition à payer des consommateurs pour des produits marchands qui n’existent pas, à condition que leur mise sur le marché potentielle soit crédible. L’étude porte ici sur les dispositions à payer de consommateurs pour des aliments transgéniques de seconde génération, c’est-à-dire ayant des caractéristiques innovantes attractives pour le consommateur par rapport au produit conventionnel standard. Cette étude constitue, à notre connaissance, la première tentative pour effectuer cette mesure par la méthode expérimentale. Dans le même protocole, l’acceptation de la technologie transgénique est comparée à l’acceptation de technologie alternative. Les résultats montrent que l’usage des biotechnologies pour la production de biens alimentaires continue à subir le coût d’une image négative. Cependant, l’attrait de certaines caractéristiques désirables obtenues grâce à un OGM peut compenser le rejet qu’occasionne le recours à une telle technologie. Le refus des biotechnologies semble n’être qu’une traduction d’un refus plus général contre l’introduction de nouvelles technologies pour la production de biens alimentaires.
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