La finance islamique : modèle alternatif, postiche ou pastiche ?
Résumé La crise de 2007-2009, immédiatement perçue comme de gravité historique, a suscité un ardent désir de rédemption : « keynésienne » pour conjurer ses conséquences catastrophiques; « régulatrice », pour briser le cycle de crises récurrentes ; « éthique », pour moraliser la finance. Dans ce con...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2010
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Résumé
La crise de 2007-2009, immédiatement perçue comme de gravité historique, a suscité un ardent désir de rédemption : « keynésienne » pour conjurer ses conséquences catastrophiques; « régulatrice », pour briser le cycle de crises récurrentes ; « éthique », pour moraliser la finance. Dans ce contexte, beaucoup de regards, notamment en occident, se sont tournés vers les principes de l’économie et de la finance islamiques, promus comme modèle d’économie et de finance éthiquement responsable, véritable alternative au modèle traditionnel (c’est-àdire occidental). Dans sa pratique, pourtant, la banque et la finance islamiques, incapables de se passer des méthodes de valorisation de la banque et de la finance traditionnelles, dont elles se différencient par des méthodes visant à respecter littéralement les interdits de la charia tout en les contournant. Aussi, loin d’être un modèle alternatif à la banque et à la finance traditionnelles, la banque et la finance islamiques entretiennent avec elles un rapport mimétique qui dément les prétentions éthiques dont la parent, surtout à l’intention des non-musulmans, ses partisans les plus zélés à défaut d’être les plus désintéressés. |
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