La vie pour l'épargnant ne se réduit pas à un exercice de calcul

RésuméPour remédier aux prédictions irréalistes du modèle « standard » du cycle de vie (qui maximise l’espérance d’une utilité temporellement additive à actualisation exponentielle), l’approche comportementale ou psycho-économique impose des limites très fortes à la rationalité de l’épargnant : inca...

Description complète

Enregistré dans:
Détails bibliographiques
Auteur principal: Masson, André
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2010
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:RésuméPour remédier aux prédictions irréalistes du modèle « standard » du cycle de vie (qui maximise l’espérance d’une utilité temporellement additive à actualisation exponentielle), l’approche comportementale ou psycho-économique impose des limites très fortes à la rationalité de l’épargnant : incapacité de planifier à long terme, « émotions » intempestives, biais de perception multiples, etc. Parce qu’elles reposent sur l’hypothèse d’épargnants trop timorés ou myopes, ses explications de la détention minoritaire des actions dans des pays telle la France, comme celles de la diffusion restreinte des rentes viagères ou de l’épargne inadéquate pour la retraite, n’apparaissent pas entièrement convaincantes. Certains de ses développements récents ouvrent cependant une voie prometteuse en soulignant l’importance du rapport subjectif du sujet à sa propre mort pour comprendre les énigmes que posent les comportements d’épargne.