“These are the last things, she wrote”: Paul Auster’s In the Country of Last Things, Metalepsis and the Problem of Witness

Cet article analyse les premiers mots du roman de Paul Auster publié en 1987, In the Country of Last Things, en accordant une attention particulière à la toute première phrase : « Ce sont les dernières choses, a-t‑elle écrit. » Cette réflexion s’articule autour de trois axes. Dans un premier temps,...

Descrizione completa

Salvato in:
Dettagli Bibliografici
Autore principale: Peacock, James
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2026
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-RFEA_186_0054
record_format cairn
spelling cairn-RFEA_186_0054RFEARevue française d’études américaines https://shs.cairn.info/revue-francaise-d-etudes-americaines-2026-1-page-54?lang=en https://doi.org/10.3917/rfea.186.0054 “These are the last things, she wrote”: Paul Auster’s In the Country of Last Things, Metalepsis and the Problem of Witness Peacock, James2026 apocalypseepistolary novels.In the Country of Last Thingsmetalepsisnarrative ethicsPaul Austersecond-person narrativefre Revue française d’études américaines | 186 | 1 | 2026-04-28 | p. 54-67 | 0397-7870 RFEA_18636 Cet article analyse les premiers mots du roman de Paul Auster publié en 1987, In the Country of Last Things, en accordant une attention particulière à la toute première phrase : « Ce sont les dernières choses, a-t‑elle écrit. » Cette réflexion s’articule autour de trois axes. Dans un premier temps, la dette du roman envers les conventions de la fiction apocalyptique, mais sachan que les multiples significations du mot « dernières » révèlent une critique de la conception apocalyptique du temps qui renforce les structures de pouvoir dominantes. Puis, cet essai examine l’utilisation par Auster de la deuxième personne pour passer d’un niveau narratif à l’autre et soutient que ce choix fait partie intégrante de sa critique du mode apocalyptique car, s’exprimant à travers les domaines géographiques, temporels et ontologiques, ce choix perturbe la téléologie linéaire de la destruction et de la renaissance et prône en retour la persévérance dans les domaines de la mémoire et du langage en tant qu’entreprise intersubjective cruciale. Enfin, cet article évoque les enjeux de l’éthique narrative et de la littérature du témoignage. Le récit intitulé In the Country of Last Things y est considéré comme un acte éthique, un don à l’autre, une invitation à témoigner et à forger des relations interpersonnelles. Le livre, qui subsiste comme témoignage de cet effort et comme motif d’optimisme, se veut un élément clé de la lutte pour préserver notre humanité.This article analyses the opening words of Paul Auster’s 1987 novel, In the Country of Last Things, with particular attention paid to the very first sentence: “These are the last things, she wrote.” It has three interconnecting strands. First, it acknowledges the novel’s debt to the conventions of apocalyptic fiction but argues that the multiple significations of the word “last” reveal a critique of an apocalyptic conception of time that reinforces dominant power structures. Secondly, it examines Auster’s use of the second person to move between different narrative levels and argues that it is integral to the critique of the apocalyptic. This is because in speaking across geographical, temporal and ontological realms this choice further disrupts a linear teleology of destruction and rebirth, and advocates instead endurance in the realms of memory and of language as a crucial intersubjective endeavour. Finally, the article considers both apocalypse and the second person within the framework of narrative ethics and witness literature. It considers the narrative called In the Country of Last Things intrinsically to be an ethical act. It is a gift to others, an invitation to bear witness and to forge interpersonal relationships. The book lasts, then, as testament to this effort and thus as grounds for optimism; it is a key part of the struggle to remain a human being.Cairn restricted access
language Français
format Article ou chapitre numérique
building 0/Bibliothèque numérique/
1/Bibliothèque numérique/Cairn/
topic apocalypse
epistolary novels.
In the Country of Last Things
metalepsis
narrative ethics
Paul Auster
second-person narrative
spellingShingle apocalypse
epistolary novels.
In the Country of Last Things
metalepsis
narrative ethics
Paul Auster
second-person narrative
Peacock, James
“These are the last things, she wrote”: Paul Auster’s In the Country of Last Things, Metalepsis and the Problem of Witness
topic_facet apocalypse
epistolary novels.
In the Country of Last Things
metalepsis
narrative ethics
Paul Auster
second-person narrative
description Cet article analyse les premiers mots du roman de Paul Auster publié en 1987, In the Country of Last Things, en accordant une attention particulière à la toute première phrase : « Ce sont les dernières choses, a-t‑elle écrit. » Cette réflexion s’articule autour de trois axes. Dans un premier temps, la dette du roman envers les conventions de la fiction apocalyptique, mais sachan que les multiples significations du mot « dernières » révèlent une critique de la conception apocalyptique du temps qui renforce les structures de pouvoir dominantes. Puis, cet essai examine l’utilisation par Auster de la deuxième personne pour passer d’un niveau narratif à l’autre et soutient que ce choix fait partie intégrante de sa critique du mode apocalyptique car, s’exprimant à travers les domaines géographiques, temporels et ontologiques, ce choix perturbe la téléologie linéaire de la destruction et de la renaissance et prône en retour la persévérance dans les domaines de la mémoire et du langage en tant qu’entreprise intersubjective cruciale. Enfin, cet article évoque les enjeux de l’éthique narrative et de la littérature du témoignage. Le récit intitulé In the Country of Last Things y est considéré comme un acte éthique, un don à l’autre, une invitation à témoigner et à forger des relations interpersonnelles. Le livre, qui subsiste comme témoignage de cet effort et comme motif d’optimisme, se veut un élément clé de la lutte pour préserver notre humanité.
author Peacock, James
author_facet Peacock, James
author_sort Peacock, James
title “These are the last things, she wrote”: Paul Auster’s In the Country of Last Things, Metalepsis and the Problem of Witness
title_short “These are the last things, she wrote”: Paul Auster’s In the Country of Last Things, Metalepsis and the Problem of Witness
title_full “These are the last things, she wrote”: Paul Auster’s In the Country of Last Things, Metalepsis and the Problem of Witness
title_fullStr “These are the last things, she wrote”: Paul Auster’s In the Country of Last Things, Metalepsis and the Problem of Witness
title_full_unstemmed “These are the last things, she wrote”: Paul Auster’s In the Country of Last Things, Metalepsis and the Problem of Witness
title_sort “these are the last things, she wrote”: paul auster’s in the country of last things, metalepsis and the problem of witness
publishDate 2026
container_title
container_issue
url https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://shs.cairn.info/revue-francaise-d-etudes-americaines-2026-1-page-54?lang=en
https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://doi.org/10.3917/rfea.186.0054
_version_ 1877284617566814208