“These are the last things, she wrote”: Paul Auster’s In the Country of Last Things, Metalepsis and the Problem of Witness

Cet article analyse les premiers mots du roman de Paul Auster publié en 1987, In the Country of Last Things, en accordant une attention particulière à la toute première phrase : « Ce sont les dernières choses, a-t‑elle écrit. » Cette réflexion s’articule autour de trois axes. Dans un premier temps,...

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Auteur principal: Peacock, James
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2026
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Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Cet article analyse les premiers mots du roman de Paul Auster publié en 1987, In the Country of Last Things, en accordant une attention particulière à la toute première phrase : « Ce sont les dernières choses, a-t‑elle écrit. » Cette réflexion s’articule autour de trois axes. Dans un premier temps, la dette du roman envers les conventions de la fiction apocalyptique, mais sachan que les multiples significations du mot « dernières » révèlent une critique de la conception apocalyptique du temps qui renforce les structures de pouvoir dominantes. Puis, cet essai examine l’utilisation par Auster de la deuxième personne pour passer d’un niveau narratif à l’autre et soutient que ce choix fait partie intégrante de sa critique du mode apocalyptique car, s’exprimant à travers les domaines géographiques, temporels et ontologiques, ce choix perturbe la téléologie linéaire de la destruction et de la renaissance et prône en retour la persévérance dans les domaines de la mémoire et du langage en tant qu’entreprise intersubjective cruciale. Enfin, cet article évoque les enjeux de l’éthique narrative et de la littérature du témoignage. Le récit intitulé In the Country of Last Things y est considéré comme un acte éthique, un don à l’autre, une invitation à témoigner et à forger des relations interpersonnelles. Le livre, qui subsiste comme témoignage de cet effort et comme motif d’optimisme, se veut un élément clé de la lutte pour préserver notre humanité.