“According to Family Legend”: 4 3 2 1’s Overture

Le sens naît dans la musique des mots, et la première phrase donne le ton. Paul Auster parlait de son ouvrage tardif 4 3 2 1 (2017) comme d’une composition musicale, c’est pourquoi cet essai est dédié à son ouverture magistrale. Ce livre gigantesque équivaut à quatre romans en un. Il relate quatre v...

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Auteur principal: Hugonnier, François
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2026
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Le sens naît dans la musique des mots, et la première phrase donne le ton. Paul Auster parlait de son ouvrage tardif 4 3 2 1 (2017) comme d’une composition musicale, c’est pourquoi cet essai est dédié à son ouverture magistrale. Ce livre gigantesque équivaut à quatre romans en un. Il relate quatre vies possibles d’un seul personnage, Archie Ferguson ; cependant, ce quadruple récit contient de nombreux épisodes plus courts. Cet article se concentre sur l’un d’entre eux, le récit d’ouverture qui déclenche la saga familiale : l’histoire d’Ichabod Ferguson, le grand-père d’Archie. Le roman est introduit par une longue phrase qui peut sembler différente des premières lignes caractéristiques élaborées par Paul Auster depuis sa première œuvre en prose The Invention of Solitude. Mais cette phrase permet aussi d’entrer dans le récit par voie de condensation. Elle met en scène le voyage archétypal d’Est en Ouest, l’arrivée de l’ancêtre dans le Nouveau Monde, tel un seuil dévoilant la sombre réalité des mythes américains. Si la première phrase de 4 3 2 1 relève du pacte et de la promesse, elle tient aussi, comme toutes les légendes, de la supercherie.