Crèvecœur's Ambivalent Cosmopolitanism and the Odoriferous Soil of Slavery
À ce jour, les spécialistes de Crèvecœur continuent à minimiser les versions françaises de Letters from an American Farmer, estimant que la vision originale qu’avait l’auteur de l’Amérique y paraît brouillée en réaction à l’optimisme cosmopolite des salons parisiens. Même si l’influence des attente...
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| Auteur principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2015
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | À ce jour, les spécialistes de Crèvecœur continuent à minimiser les versions françaises de Letters from an American Farmer, estimant que la vision originale qu’avait l’auteur de l’Amérique y paraît brouillée en réaction à l’optimisme cosmopolite des salons parisiens. Même si l’influence des attentes du lectorat français est indéniable, le présent article défend la thèse selon laquelle les versions françaises ont transformé le dessein initial de Crèvecœur d’une façon que ne saurait simplement expliquer une volte-face le conduisant à abandonner son regard critique pour embrasser l’idéalisme cosmopolite. L’article démontre qu’au contraire, le Crèvecœur français embrasse la rhétorique de la compassion au cœur des débats abolitionnistes tout en en critiquant les prémisses de l’intérieur. Dans la logique de la version anglaise, les Lettres en français peuvent donc être vues comme une réflexion complexe sur les limites idéologiques de la rhétorique antiesclavagiste au xviiie siècle, et comme une critique indirecte des États de l’Atlantique Nord prétendument idylliques au sein de l’économie esclavagiste de la Grande Caraïbe. |
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