Patricia Eakins. Les Affamées et autres nouvelles. Trad. Françoise Palleau-Papin. Grenoble : ELLUG Université Stendhal, 2010. 216 p.

Le présent article s’appuie sur le cours que donna Derrida en 1967-8, « Littérature et vérité : le concept de mimesis », largement inédit mais qui constitue le soubassement de « La Mythologie blanche » (1969) et, de façon plus centrale encore pour le sujet abordé ici, celui de « La Double séance » (...

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Manylion Llyfryddiaeth
Prif Awdur: Tromble, Tanya
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Français
Cyhoeddwyd: 2013
Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Crynodeb:Le présent article s’appuie sur le cours que donna Derrida en 1967-8, « Littérature et vérité : le concept de mimesis », largement inédit mais qui constitue le soubassement de « La Mythologie blanche » (1969) et, de façon plus centrale encore pour le sujet abordé ici, celui de « La Double séance » (1969). Il a également été suscité par la lecture de divers écrits de Philippe Lacoue-Labarthe qui jouent un rôle de premier plan dans l’ouvrage de Richard Anker, Henry James. Le principe spectral de la représentation ; ce dernier informe l’ensemble de la réflexion présentée ici.Les recherches que je conduis actuellement sur l’emprisonnement et la peine de mort m’ont incité à traiter la question de la mimesis à travers l’analyse d’ Act V de Jack Hitt, dont le sujet est la mise en scène d’Hamlet dans une prison du Missouri (Eastern Missouri Correctional Facility). Bien que plusieurs ouvrages aient récemment abordé le rôle du théâtre en prison comme moyen de réinsertion, aucun d’entre eux n’a soulevé la question du jeu d’acteur en lien avec la mimesis, ni conceptualisé les enjeux de la mimesis pour la littérature, la vérité et l’éthique, alors même que la mimesis « en tant que telle » aurait pu justement se réduire à l’adage théâtral et ludique (play-full) de Shakespeare, « All the world’s a stage », le monde incluant ici la prison. Or la question de savoir si le monde inclut ou non la prison est précisément soulevée à la fois par Act V et par l’analyse du concept de mimesis. Le présent essai s’efforce donc d’examiner la mimesis dans son rapport aux questions spécifiques que le contexte carcéral permet d’identifier.