Consentement et parole de l’enfant : enjeux éthiques de la participation des mineurs aux décisions les concernant
La participation des enfants aux décisions qui les concernent constitue un principe fondamental consacré par la Convention internationale des droits de l’enfant (1989). Pourtant, dans le champ de la protection de l’enfance, la mise en œuvre effective de ce droit demeure problématique. Comment éco...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2026
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | La participation des enfants aux décisions qui les concernent constitue un principe fondamental consacré par la Convention internationale des droits de l’enfant (1989). Pourtant, dans le champ de la protection de l’enfance, la mise en œuvre effective de ce droit demeure problématique. Comment écouter la parole d’un enfant sans lui faire porter le poids d’une décision qui le dépasse ? Comment respecter sa capacité d’agir tout en reconnaissant sa vulnérabilité spécifique ? À partir d’une analyse des pratiques d’écoute dans les dispositifs de protection de l’enfance (audiences judiciaires, entretiens éducatifs, conférences familiales), cet article explore les tensions éthiques inhérentes à la participation des mineurs. En mobilisant les concepts de capacité d’agir, de reconnaissance et d’éthique de la vulnérabilité, nous mettons en lumière les paradoxes qui structurent cette participation : l’enfant est simultanément sujet de droits et être vulnérable nécessitant protection ; sa parole doit être entendue mais non nécessairement suivie ; sa participation peut être émancipatrice ou, au contraire, accroître sa souffrance. L’article montre que l’écoute de l’enfant ne se réduit pas à un acte technique, mais engage une posture éthique complexe qui articule respect de l’autonomie émergente, protection de la vulnérabilité et responsabilité adulte. Nous plaidons pour une conception graduée et contextualisée de la participation de l’enfant, qui reconnaisse ses compétences sans nier les asymétries de pouvoir et de savoir qui caractérisent la relation adulte-enfant.
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