Du bon usage du concept de discrimination
Le concept de « discrimination » est régulièrement invoqué dans les débats portant sur la politique, l’économie, la société et l’éthique. Il n’est toutefois pas toujours utilisé de manière rigoureuse, ce qui a des conséquences éthiques qui peuvent être dommageables. Cet article propose une défini...
Enregistré dans:
| Hovedforfatter: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2026
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Le concept de « discrimination » est régulièrement invoqué dans les débats portant sur la politique, l’économie, la société et l’éthique. Il n’est toutefois pas toujours utilisé de manière rigoureuse, ce qui a des conséquences éthiques qui peuvent être dommageables. Cet article propose une définition des discriminations inspirée de l’approche bioéthique concernant l’allocation des ressources médicales. Ainsi, une discrimination désignera une allocation inégale d’un bien (comme un droit ou une ressource) faite au nom d’un critère injuste ou inadéquat, une personne étant discriminée si elle est la victime d’une telle inégalité. En conséquence, toute inégalité n’est pas une discrimination, cela dépend du critère utilisé. En prendre conscience permet d’éviter une première conséquence indésirable, qui est de sauter de la constatation d’une inégalité à l’affirmation d’une discrimination, ce qui implique une condamnation, vu que discrimination est un terme épais, impliquant une évaluation. Une seconde conséquence est liée à l’identification de la victime : s’agit-il d’un individu ou d’un groupe ? Dans les débats, les deux sont invoqués, et plus fréquemment les groupes (généralement des minorités). Toutefois, dans nos démocraties libérales, cela crée une tension, car c’est l’individu qui seul est titulaire de droits, même s’il est souvent victime de discrimination en raison de son appartenance à un groupe.
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