Vertus et limites des imaginaires autour des protocoles de fin de vie associés aux prélèvements d’organes de type Maastricht III
Cet article traite des multiples usages et fonctions de l’imaginaire lors des protocoles de fin de vie associés aux prélèvements d’organes de type Maastricht III tels qu’ils sont vécus et restitués par les soignants. Avec une démarche ethnographique, les pratiques des médecins et des infirmiers d’un...
Enregistré dans:
| Auteur principal: | |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2022
|
| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Cet article traite des multiples usages et fonctions de l’imaginaire lors des protocoles de fin de vie associés aux prélèvements d’organes de type Maastricht III tels qu’ils sont vécus et restitués par les soignants. Avec une démarche ethnographique, les pratiques des médecins et des infirmiers d’un service de réanimation ont été observées – tant leurs pratiques quotidiennes que relatives au protocole Maastricht III, dans son processus décisionnel et sa mise en application – et explicitées avec réflexivité par les soignants lors d’entretiens.De la décision à la mise en application de ce protocole, une tension entre la fin de vie d’un donneur et le besoin sociétal de greffons est complexifiée par un ensemble d’imaginaires autour de la mort, son accompagnement technique et symbolique, le supposé conflit d’intérêts entre celle-ci et le prélèvement d’organes. Les soignants évoquent et mobilisent aussi leur imaginaire dans leur raisonnement éthique, par l’anticipation et la sympathie.La diversité des pratiques et des évocations de l’imaginaire par les soignants ethnographiés témoigne ainsi de l’équivocité de cette notion. |
|---|