Transparence de la technique dans les abattoirs : transparence de l’outil ou de l’homme ?

La relation que l’homme entretient avec ses outils a toujours eu un impact sur la façon dont celui-ci percevait et interagissait avec le monde autour du lui. Au fur et à mesure des siècles, cette technique s’est complexifiée et les rapports de l’homme avec son environnement et les êtres vivants qui...

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書誌詳細
第一著者: de Diesbach, Louis
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2021
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要約:La relation que l’homme entretient avec ses outils a toujours eu un impact sur la façon dont celui-ci percevait et interagissait avec le monde autour du lui. Au fur et à mesure des siècles, cette technique s’est complexifiée et les rapports de l’homme avec son environnement et les êtres vivants qui l’entourent ont fait de même. Dans ce rapport au vivant, le monde des abattoirs apparaît comme un univers-clé de la relation homme-animal où la transparence de la technique, dans la polysémie du terme, provoque deux effets différents : d’une part, la notion de « transparence par compréhension » rend difficile pour les travailleurs de percevoir et d’appréhender ce qu’ils font alors que la notion de « transparence par design » les rend toujours plus proches de l’acte de mise à mort – tout en faisant disparaître l’animal de ce rapport, oublié, et faisant des abattoirs une simple usine de production. Cette objectivation et cet oubli de l’animal semblent paradoxalement nier la présence du vivant dans une industrie qui donne la mort. L’auteur préconise une réflexion nouvelle, basée sur le dialogue et l’éducation, du concept technique et de la relation que le travailleur entretient avec celui-ci. En faisant réapparaître la technique, c’est l’humain lui-même, dans ses rapports d’affectivité au vivant et à lui-même, qui peut réapparaître.