Le moment critique
Pourquoi les gens ne se révoltent-ils pas contre l’oppression des relations de pouvoir et de domination ? Pourquoi se soumettent-ils à des intérêts qui s’opposent à leurs besoins ? Quand et comment l’accord tacite avec l’ordre existant est-il rompu ? Quel rôle et quelle fonction les émotions jouent-...
Enregistré dans:
| Hovedforfatter: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2021
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Pourquoi les gens ne se révoltent-ils pas contre l’oppression des relations de pouvoir et de domination ? Pourquoi se soumettent-ils à des intérêts qui s’opposent à leurs besoins ? Quand et comment l’accord tacite avec l’ordre existant est-il rompu ? Quel rôle et quelle fonction les émotions jouent-elles dans ce procès ? À ces questions, Pierre Bourdieu, interrogeant, avec un recul de seize ans, le mouvement français de Mai 1968 a choisi, dans Homo academicus (1984) de répondre sous la forme d’un modèle : celui des « événements critiques » et du « moment critique ». Ce modèle peut être, comme le prétend l’auteur, « étendu à toute crise ou révolution ». Comme Bourdieu s’est abstenu de le faire, et a limité son analyse de la crise de Mai au seul champ académique, le texte consacrera à cette question deux études de cas – la Nuit des Barricades (10/11 mai 1968) à Paris et le 2 juin 1967 à Berlin – avant d’approfondir le lien entre « moment critique », le fait d’être touché et les façons d’agir à partir de témoignages de protagonistes choisis et d’esquisser, en épilogue, la révision du concept de révolution à partir des événements protestataires. Le texte inclut comme source contemporaine les impressions et réflexions d’Herbert Marcuse, qui a séjourné à Paris du 1er au 12 mai 1968. |
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