Peaulitiques de la catastrophe
Avec l’arrivée de la pandémie de la Covid‑ 19, nous nous sommes repliés dans nos peaux, et notre rapport aux autres s’est modifié. Nous avons redécouvert que le toucher pouvait être un vecteur de propagation des maladies, et, en même temps, nous avons pris conscience de la place centrale que ce sens...
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| Auteur principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2021
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Avec l’arrivée de la pandémie de la Covid‑ 19, nous nous sommes repliés dans nos peaux, et notre rapport aux autres s’est modifié. Nous avons redécouvert que le toucher pouvait être un vecteur de propagation des maladies, et, en même temps, nous avons pris conscience de la place centrale que ce sens occupait dans nos vies. Mais comment faire société quand nous ne sommes plus aussi libres de toucher et d’être touchés par autrui ? C’est le défi qu’il nous a fallu relever. En effet, pour bien comprendre ce qui s’est joué avec la distanciation sociale pendant la crise sanitaire, il nous faut d’abord reconnaître que nous étions déjà en train d’assister, depuis longtemps, à un recul du sens du toucher. Individualisme croissant, hygiénisme moderne et tendance à percevoir l’autre comme une menace... depuis plusieurs décennies, nous avons eu tendance à épaissir les frontières de notre peau, en prévention des chocs que le monde extérieur pourrait nous procurer. |
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