Savoir attendre ou être proche de soi, des autres et du monde
L’attente bouleverse notre quotidien, nos habitudes, révoque inéluctablement les rôles sociaux au travers desquels les autres ont appris à nous connaître. Parce que le temps de l’attente nous semble trop long, trop vide ou au contraire trop plein de craintes et de doutes, parce que l’espace dans leq...
Enregistré dans:
| Auteur principal: | |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2020
|
| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | L’attente bouleverse notre quotidien, nos habitudes, révoque inéluctablement les rôles sociaux au travers desquels les autres ont appris à nous connaître. Parce que le temps de l’attente nous semble trop long, trop vide ou au contraire trop plein de craintes et de doutes, parce que l’espace dans lequel nous attendons nous enferme, nous contraint à attendre là et nulle part ailleurs. Le rythme de l’attente n’est donc jamais le bon et la mobilité ou l’immobilité qu’elle impose interdit plus qu’elle n’autorise. Pouvoir attendre, prendre soin de l’attente, va donc demander de créer des nouvelles allures de vies et de savoir transformer ce moment souvent difficile en moment générateur d’un nouveau rapport à soi, aux autres et au monde. C’est donc un processus de renouveau identitaire qui se joue dans l’attente. Nous l’étudierons ici avec le double apport conceptuel de normativité selon Georges Canguilhem et la phénoménologie psychiatrique. Nous verrons qu’il nous sera ensuite nécessaire d’aborder avec Gilbert Simondon les enjeux d’un passage du « je » au « nous », car c’est dans ce passage que nous pourrons réellement saisir l’enchevêtrement décrit ci-dessus et en tirer ainsi les principes d’une éthique de l’attente. |
|---|